Les besoins des chiens sont donc de deux sortes : les besoins physiologiques et les besoins psychologiques.

 

LES BESOINS PHYSIOLOGIQUES :


Pour fonctionner, le corps a besoin de carburant. C’est ce carburant qui va servir à nourrir les cellules.

Les cellules sont comme de minuscules usines, elles consomment du carburant (protéines, lipides, glucides), de la main d’œuvre en terme d’énergie, et des outils représentés par les nutriments qui permettent d’entretenir et de produire des matériaux (globules rouges, hormones, anticorps, muscles…).

Si les cellules ne reçoivent pas de carburant ou du carburant de mauvaise qualité, elles s’encrassent, dépérissent et finissent par mourir, entraînant ainsi la dégradation des organes.

De plus, le carburant doit être fourni en fonction des besoins afin de couvrir les dépenses liées à la vie tout simplement.

Un corps, qu’il soit animal ou humain :), c’est un peu comme un véhicule. On y met du carburant régulièrement.

Si on se trompe de carburant à la station service, le véhicule tombe en panne (provisoirement ou définitivement), s’il y a des impuretés dans le carburant, le véhicule fonctionne mal voire s’arrête. Si on ne met pas de carburant, le véhicule tombe en panne, si on en met trop, le réservoir déborde !

L’alimentation des chiens doit leur apporter quotidiennement près de 40 nutriments indispensables à la vie.

Les nutriments indispensables sont les suivants :

  • Eau
  • Énergie (qui se trouve dans les protéines, les lipides et les glucides)
  • Protéines qui comportent des acides aminés (20 acides aminés dont 10 indispensables)
  • Lipides avec notamment les acides gras essentiels
  • Minéraux majeurs (calcium, phosphore, potassium, sodium, chlore, magnésium)
  • Oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium, fer, iode, manganèse)
  • Vitamines liposolubles (A,D,E,K) et hydrosolubles (groupe B, choline)

L’alimentation doit donc être à la fois qualitative pour apporter tous ces nutriments et également quantitative pour en apporter la bonne quantité.

Les carences comme les excès sont préjudiciables.

Une alimentation ne répondant pas aux besoins physiologiques et psychologiques du chien peut entraîner des problèmes de comportements :

  • mauvaise digestion entraînant des douleurs qui elles mêmes vont entrainer des troubles comportementaux
  • mauvaise assimilation des nutriments entraînant des carences pouvant entrainer des troubles physiques
  • comportements anxieux ou inappropriés

Nourrir son chien c’est donc lui apporter une alimentation éthologique appropriée qui répond à TOUS ses besoins.

Il est évident que chaque industriel met en avant ses produits. Or de nombreuses études ont démontré que tous les aliments industriels ne se valent pas. La logique économique des industriels est évidente, leur but est de faire des bénéfices.

Il existe un nombre quasi incalculable d’aliments industriels, certains secs comme les croquettes, certains humides comme les boîtes de pâtée.

Un aliment doit correspondre au besoin précis de votre chien, il est possible et donc probable que vous soyez amené à changer d’alimentation en fonction des besoins de votre chien : âge, activité…

Contrairement à ce qu’on peut parfois lire sur Facebook, les protéines en quantité n’ont jamais créé d’insuffisance rénale chez le chien (attention, un chien qui souffre d’insuffisance rénale chronique doit tout de même voir ses apports de protéines réduits, avec des protéines de très haute qualité). Aucune étude ne corrèle ces propos qui ne visent qu’à vendre les aliments de ceux qui les tiennent. Ce qui est préjudiciable à l’animal, c’est la mauvaise qualité des protéines.

De plus, il convient de comprendre que 100 gr de viande n’apporte pas 100 gr de protéines. En effet, il y a environ 20 gr de protéines dans 100 gr de bœuf. Or, un chien a besoin d’environ 3 à 6 gr de protéines par kilo de poids. Pour un chien de 10 kg, cela fait donc de 30 à 60 gr de protéines. Si ce chien ne mangeait que du bœuf, cela ferait donc une ration de 150 à 300 gr de viande de bœuf par jour. La fourchette est large car le calcul doit se faire de manière précise par rapport à chaque individu.

Le cas particulier des glucides

Le chien étant un carnivore opportuniste, il n’a pas besoin de consommer de glucides. Il est capable de générer du glucose répondant à ses besoins énergétiques en métabolisant les protéines et les lipides.

Cependant, les glucides permettent de diminuer (un peu) la quantité de protéines et peuvent être intéressant pour les chiens souffrant de certaines pathologies.

La capacité du chien à digérer les glucides et notamment l’amidon vient de la présence d’une enzyme digestive : l’amylase.

Les loups n’ont pas ou très peu cette enzyme. Les chiens eux ont une capacité à produire cette enzyme très variable selon les individus. Et donc, la capacité du chien à digérer l’amidon est individuelle.

Attention, un chien qui n’a aucune source d’amidon dans son alimentation voit sa production d’amylase diminuer voire disparaître. Il perd ainsi sa capacité à digérer l’amidon. Selon le Dr Géraldine BLANCHARD, vétérinaire nutritionniste, rien de prouve qu’une réintroduction même progressive d’amidon permette au chien de produire à nouveau cette enzyme. Il est donc possible qu’un chien nourri au BARF pendant plusieurs années ne soit plus jamais capable de digérer l’amidon.

De même, un chiot sevré au BARF est privé de sa capacité à produire de l’amylase. Il est donc probable qu’il ne puisse jamais digérer l’amidon.

Que cela signifie-t-il au quotidien ?

Tout simplement qu’un chien privé de sa capacité à produire de l’amylase risque de ne jamais digérer l’amidon ! C’est à dire, qu’il devra toujours avoir une alimentation composée uniquement de protéines animales, de lipides, et de fibres.

Les croquettes contiennent un minimum de 7/8 % d’amidon car cet amidon est nécessaire pour que la croquette soit solide.

Êtes vous sûr de ne jamais avoir besoin de donner des croquettes à votre chien en vacances, en déplacement à l’hôtel…

Êtes vous sûr que, s’il vous arrive quelque chose (ce que je ne souhaite évidemment pas), votre chien ne doive pas être placé dans une nouvelle famille, en refuge et que du coup cette impossibilité de digérer l’amidon lui nuise ?

Personnellement, je maintiens une petite quantité d’amidon dans l’alimentation de mes chiens afin de pouvoir basculer sur une alimentation industrielle la plus qualitative possible lorsque je suis en déplacement, notamment à l’hôtel.

Rappelons également que le chien doit pouvoir disposer en permanence d’eau propre, quelque soit son alimentation.

LES BESOINS PSYCHOLOGIQUES

Au delà des besoins physiologiques, le chien doit pouvoir satisfaire ses besoins psychologiques.

Ces besoins fondamentaux sont les suivants :

  • la recherche de nourriture
  • le léchage, la mastication, l’arrachage, le grignotage

On parle donc d’une nutrition éthologique qui vise à respecter l’ensemble des besoins du chien.

Comment faire pour satisfaire ces besoins psychologiques dans notre monde moderne ? Avec nos activités, nos limites ?

Il est évident que si le chien cherchera à satisfaire tous ses besoins et que la satisfaction de ses besoins psychologiques, s’ils ne sont pas satisfaits par l’alimentation et son mode de prise, seront satisfaits par des comportements plus ou moins appropriés : grignotage de meubles par exemple.

 

Alors quel type d’alimentation pour votre chien ??

Je suis à même de vous guider et de vous accompagner pour vous permettre de trouver l’alimentation (qualitative et quantitative) qui répond de la meilleure façon possible aux besoins de votre chien.

Mes services s’adressent aux chiens en bonne santé uniquement.

Pour les chiens souffrant de pathologies, un partenariat avec un vétérinaire nutritionniste est indispensable.

 

 

Besoins des chiens